Critico d'arte – Curatore esterno museo MACA – Acri (Cs)

Pékin, Boris Brollo fr

Discours de Boris Brollo à l’Assemblée AIAP

Chers Collègues,

Fidèle au slogan « agir localement en pensant globalement » je vous apporte le salut de la délégation italienne à notre assemblée mondiale de l’AIAP qui se tient dans la ville de Pékin.

Cela semble être un signe du destin ! L’Europe politico institutionnelle  en crise, représentée ici par le biais de sa pointe de  diamant : l’Art, se trouve justement en crise par la concurrence de la grande Chine.

Et tout ceci crée un grand sentiment d’inquiétude dans les marchés européens de même que  dans la recherche artistique désormais fatiguée et globalisée

Nous avons pu observer avec quelle curiosité nous avons reçu le pavillon de la Chine à la Biennale de Venise où nous avons vu une Chine vivante pas si loin de nos aspirations et de nos recherches plastiques.

Il est certain que nous souffrons moins de cette crise ,  nous, italiens et surtout Vénètes du nord- est, qu’une longue tradition nous lie à l’Orient grâce à la curiosité historique de Marco Polo et plus récemment au regard du photographe vénitien Felice Beato, dans la Chine de la fin du 19è.

Mais surtout c’est dans l’idée de globalisation qui envahit notre culture actuelle, que se dévoile la crise de notre tradition italienne, d’où la nécessité de la maintenir encore plus vivante comme est vivante et intéressante votre propre tradition artistique et picturale.

Il y a un grand débat dans ce sens dans notre pays, à savoir si la tradition picturale doit exister sur les canons du passé ou si elle doit s’adapter à la culture mondiale avec le risque de se flétrir ou se disperser tout à fait.

Le marché tend à créer dans sa commercialisation un dénominateur commun d’intérêt artistique et ceci pour vendre plus, mais nous sommes convaincus qu’il y a plus de vérité dans la différence que dans l’homologation, qui nivelle et rend tout semblable. Autrement quel sens aurait le Made en Italie dans le domaine de la mode ? On pourrait l’appeler Made en Europe. On balance donc entre une poussée centrifuge et une poussée centripète. Dans beaucoup de région de l’Europe s’étend le concept de la Dénomination Contrôlée pour démontrer l’origine certifiée du produit de tel ou tel pays.

Ainsi nous pensons que cela devrait être fait pour l’art. Evidemment, pas tant dans la certitude d’une identité donnée à travers un papier timbré que dictée par la tradition picturale et artistique de chaque pays européen.

C’est un grand honneur  d’être confronté ici, aussi bien à d’autres idées qu’à des traditions culturelles diverses , persuadé que cette diversité additionnée donnera lieu à un autre résultat qui  restera en dehors de chacune de nos cultures et jettera les bases pour une troisième qui concernera les futures générations, conscientes de leurs passés et de leurs traditions.

Ouvrons cette assemblée mondiale à nos suggestions parce que sur la base de celles ci nous pourrons donner naissance à nos rêves  pour une culture artistique qui nous verra tous unis malgré nos différences.

Boris Brollo
Président aiap- unesco comitée italien